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Parmi la panoplie de téléservices en préparation, la télésanté apparaît comme un Must. A côté de la télémaintenance ou de la vidéosurveillance, la télésanté va s’imposer au moins pour les 72 % des français qui n’ont pas anticipé la dépendance ni financièrement, ni techniquement.
Tout le monde est susceptible un jour ou l’autre d’avoir recours à des services de télésanté. Les personnes âgées de plus de 65 ans représenteront en 2010 près de 25 % de la population Française . On compte aujourd’hui en France 850 000 personnes dépendantes de 65 ans et plus. Sans oublier que ces services de santé à domicile vont permettre de réaliser des économies importantes à la Sécurité Sociale. Au Canada, on estime que la télésanté pourrait faire économiser 80 millions de dollars . Rien de très nouveau. Les plus importantes sociétés d’électronique, de télécom, de services ont des projets bien avancés dans le domaine (Siemens, Philips, France Telecom, Hager..). Alors que l’on sait que 92 % des personnes âgées interrogées souhaiteraient rester chez elles, comment prépare-t-on les logements ? L’organisation du maintien à domicile posait jusqu’alors des problèmes d’organisation des lieux, de logistique quasi insurmontables. Aujourd’hui les technologies permettent d’abolir en partie ces difficultés. Le 29 juin dernier, lors du colloque « domotique et télésanté » du Cated, on a pu mesurer la réalité de ce marché d’avenir à travers des offres commercialisés comme l’alarme sociale médicalisée (TMT), la prise de tension à domicile (Tam Télésanté) , le télémonitoring - projet européen MERMOTH (Tam Télésanté), la « valise télémédecine », (Cardiogap).
L’une des premières sociétés françaises à avoir compris l’opportunité de ce marché est la jeune société H2AD qui lance le concept « Ma Santé chez Moi », en proposant aux personnes fragiles un panel de services complet qui leur permet de rester à leur domicile en santé et en sécurité. Composé de professionnels de santé (médecins et infirmières) ainsi que d’une équipe d’ingénieurs, la société H2AD, propose à la fois une logistique centralisée articulée autour de son « dossier patient » et d’un centre d’appel médical dédié sécurisé 24H/24H et 7J/7J et une logistique de proximité grâce à ses infirmières coordinatrices. La phase test, dans la région Rhône Alpes, va se poursuivre un an avant d’être déclinée dans les régions françaises. Une double problématique caractérise l'évolution et le maintien à domicile des personnes dépendantes :
d'abord la croissance continue du nombre de personnes dépendantes (mesurées à l'aide de la classification GIR), est la conséquence logique du vieillissement de la génération du baby boom (phénomène couramment appelé papy boom) et de l'allongement de la durée de vie. Ensuite la diminution du potentiel d'aidant : c'est-à-dire du nombre de personnes valides âgées de 50 ans + et susceptibles d'aider les personnes dépendantes. L'écart entre la population dépendante et non dépendante se creuse, nécessitant ainsi une assistance extérieure. Face à l'augmentation induite des dépenses de santé, la croissance importante des méthodes d'hospitalisation alternative telle que la téléalarme médicalisée, l'assistance médico-technique à domicile ainsi que l'HAD publique ou privée, est inéluctable. En effet, le maintien à domicile apparaît comme une réponse aux besoins des personnes âgées, de plus en plus nombreuses et des malades, en leur permettant de bénéficier des évolutions techniques et thérapeutiques les plus récentes. Son développement actuel s'inscrit dans une perspective de
réduction possible des dépenses de santé, associée au souci d'améliorer les conditions de vie des personnes.
Par ailleurs, face au vieillissement de la population d'une part, et aux actions des collectivités territoriales d'autre part, qui cherchent à favoriser le maintien à domicile dans le cadre de leur mission d'action sociale, France Telecom vient d'annoncer le lancement d' "Autonomie Visio", une solution de visiophonie destinés aux seniors, à leurs proches et aux acteurs médico-sociaux, qui s'annonce comme « une première étape dans le maintien à domicile ».
Le marché mondial des services de santé dans la maison numérique (digital home health services) va atteindre 2.1 billion de dollars en 2010, d’après la dernière étude du cabinet américain Parks Associates Research.
Bruno de Latour
Renseignements : www.ainesruraux.org (synthèse des résultats d’une enquête )
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