L’ENERGIE DISRUPTIVE

Posté le 24/07/18 par Bruno De Latour dans Lettre mensuelle,  Aucun commentaire

 

Le consommateur producteur d’énergie, n’est plus un rêve fou. Le futur énergétique porté par le système de la blockchain pourrait présenter des avantages indéniables. Et la domotique devra tirer ses marrons du feu…
Si la production à domicile d’électricité se généralise, avec l’émergence de solutions de production renouvelables dé-centralisées, le concept d’auto-consommation va se répandre d’autant plus rapidement. De-main, chaque consommateur aura la possibilité de devenir un producteur. Selon sa capacité de production et selon ses besoins de consommation, il sera produc-teur net ou consommateur net. Il lui faudra donc trouver dans un cas des acheteurs, dans l’autre, des producteurs. Le producteur domestique est rémunéré selon les offres en vigueur et ne se sou-cie pas des détails techniques. Avec l’intégration du concept de blockchain dans le secteur éner-gétique, chaque consommateur/producteur aura la possibilité de contracter directement avec son voisin, de manière automa-tique et autonome, sans inter-médiaire, pour s’échanger entre eux leur production électrique. Ces échanges pourront se faire à des échelles naturellement bien plus grandes que le quartier. La blockchain appliquée au secteur énergétique, va transformer le rapport entre consommation et production, et favoriser l’intégra-tion des énergies renouvelables et la responsabilité individuelle, pour aboutir finalement à un modèle bas carbone. Favoriser la responsabilité individuelle dans le rapport à l’énergie consommée et produite. Pour les smart grids voilà un élément facilitateur et agrégateur qui faisait défaut. Des phases de test sont en cours (So-larcoin).« L’accélération n’est pas assez rapide », explique à Domotique News , Yamina Saheb, ancienne chercheur à la commission Euro-péenne, animatrice d’un Think Tank sur l’énergie durable. « Les politiques ne comprennent pas. Nous habitons tous des pas-soires énergétiques. Il y a moins de 1 % de bâtiments bien iso-lés, en Europe. » poursuit-elle en mettant l’accent sur la précarité énergétique qui touche l’hiver 50 millions d’Européens, 12 millions de Français.Gérer la complexité nécessitera toujours une intelligence et une organisation qui relèvera (peut-être) d’un système domotique. Bruno de Latour

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