La telephonite aigue

Posté le 28/02/13 par Christophe FREBOURG dans Blog,  Aucun commentaire

 

IMG_4337A l’heure ou tous les spécialistes mondiaux du téléphone arpentent les allées du congrès mondial de Barcelone, il y en a un qui continue à se moquer d’eux. Son nom ? Umberto Eco.Pour lui, tous les porteurs de ces “boîtiers” sont des esclaves de la modernité, des sous-fifres contraints de se mettre au garde-à-vous au moindre appel du sous-administrateur délégué. “Moi, on ne me siffle pas” m’a-t-il encore répété l’autre jour dans un grand hôtel parisien. Jusqu’à présent je le trouvais ringard notre Umberto national, mais plus les jours et les mois passent, plus je me dis qu’il a peut-être raison quelque part… Dans le métro, sur son vélo, le jour de la communion de sa fille, poursuivi par des créanciers, persécuté par une banque, on n’est pas à l’abri d’un téléphone qui sonne.. Heureusement les nouvelles salles de concert utilisent des brouilleurs GSM, mais les églises n’en sont toujours pas équipées… et nos toilettes n’ont plus ! Pendant ce temps à Barcelone on présente les futurs Smartwatches (montre-bracelet) et les nouvelles “phablets”, plus grande qu’un smartphone mais plus petites qu’une tablette. Intérêt : elles ne rentrent presque dans aucune poche ! La téléphonite aiguë (1) n’a pas fini de frapper.

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(1) : la téléphonite aiguë est une maladie handicapante touchant selon les sources entre 1/3 et 1/28è des utilisateurs de téléphones mobiles. Elle se caractérise par une pulsion irrépressible de répondre à tout appel, quelque soit l’heure ou les circonstances.

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